
DOCUMENTS
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La collection de Walther Straram, (manuscrits musicaux et lettres
autographes de Claude Debussy, Bartók, Beck, Caplet, Cortot...) a fait
l'objet d'une première vente aux enchères qui a eu lieu à Fontainebleau, le 29
octobre 1961, par Maître René Leux, Commissaire-priseur. Catalogue de la
vente.
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ALDE,
catalogue de la vente aux enchères publiques, lundi 19 octobre 2009.
www.alde.fr Archives de Walther Straram :
manuscrits autographes, partitions annotées et
dédicacées, souvenirs. Importante correspondance de compositeurs, d'artistes
et du monde musical de l'entre-deux guerres. Collections de programmes de
ballets, concerts, récitals, de 1890 à 1940 (France, États-Unis, Allemagne). Tous ces documents
montrent la grande activité de Walther Straram et l'important réseau de
relations qu'il entretenait avec les musiciens de son temps, compositeurs et
instrumentistes.
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LA BIBLIOTHEQUE
NATIONALE, Département de la musique, possède une partie du fonds Straram,
notamment a acquis son Press-Books : cinq forts volumes comprenant la
quasi-totalité des articles de presse, extraits de revue, d'annonces et de
comptes rendus de concerts donnés par Straram lui-même, ou par son orchestre
dirigé par d'autres chefs, ainsi que les activités de Straram et son fils
Enrich au Théâtre des Champs-Elysées sur la période 1926-1937. On peut aussi
avoir accès aux notices du catalogue général en cliquant
ici.
LIVRES
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BERNARD Robert,
Histoire de la musique, Volumes 1 à 5, Fernand Nathan, 1971.
Comment un seul homme a-t-il pu rassembler une telle documentation ? En tout
cas, il n'oublie pas de citer Straram et ses concerts pour chacune des
créations.
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COPPOLA Piero,
Dix-sept ans de musique à Paris, 1922-1939 (Lausanne, 1944), éd.
réimpression Alain Pâris (Paris et Genève, 1982). Chef d'orchestre italien (1888-1971), compositeur, Piero Coppola fut aussi
directeur artistique pour la France de la Gramophone la "Voix de son
maître". Il a enregistré de très nombreux 78 tours à la tête de différents
orchestres. A l'occasion de l'attribution du Prix Candide en 1931, il s'est
trouvé le rival de
Straram qui remporta finalement le Prix avec l'enregistrement du Prélude
à l'Après-midi d'une faune de Debussy. Cette même année, le 5 février,
Straram avait donné en création la Symphonie de Coppola.
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CINQUANTE
ANS DE MUSIQUE FRANCAISE, 1874-1925, sous la direction de L. Rohozinski,
Les Editions musicales de la Librairie de France, Paris, 1925.
Ce serait un excellent panorama sur la vie musicale de cette période si
riche. Il est seulement regrettable que le chapitre sur "Les chefs
d'orchestre" (tome II chapitre X) où figurent des noms restés célèbres à
côté de ceux sur lesquels le voile de l'oubli est tombé, ne cite pas une
seule fois Walther Straram. Il est vrai qu'en 1925, Straram n'avait pas
peut-être pas tout à fait pris la place qu'on lui accorde aujourd'hui. Belle iconographie.

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(2) DUMESNIL
René, La musique en France entre les deux guerres, 1919-1939, Edition
Milieu du monde, 1946
Ouvrage de référence d'un témoin faisant le bilan critique des créations de
l'époque. Plusieurs citations de Straram liées à des créations
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DUMESNIL
René, L'Envers de la musique, La Nouvelle édition, 1948, p. 131 à
133. Trois pages qui décrivent l'activité de Straram parmi les autres
asssociations parisiennes : "Paris comptait en vérité trop d'orchestres
symphoniques et, chose paradoxale, pas assez de salles de concerts : chaque
samedi et chaque dimanche en effet, la Société des Concerts, Colonne,
Lamoureux, Pasdeloup, l'Orchestre Symphonique de Paris (à la salle Pleyel),
les Concerts Poulet (au théâtre Sarah-Bernhardt) les Concerts Dubruille à la
salle Chopin, les Concerts du Journal, rue de Richelieu,
sollicitaient une clientèle qui, d'autre part, de plus en plus attirée par
le sport et l'auto, ne montrait qu'un empressement réduit. Le mardi,
deux fois par mois, la Société Philharmonique, le jeudi, Straram, et puis
les séances de la Société d'Études Mozartiennes, les séances de la Société
Bach à l'Étoile, les concerts de virtuose de musique de Chambre, les
onnombrables récitals... Il y avait pléthore."
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(3) DUCHESNEAU
Michel, L'Avant-garde musicale à Paris de 1871 à 1939, Mardaga,
1997
La vie musicale à Paris au travers de l'activité de quatre sociétés : la
Société nationale, la Société Musicale Indépendante, le Triton, La Sérénade.
Un travail de synthèse tout à fait remarquable.
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(4)
GAVOTY
Bernard, Alfred Cortot, Buchet / Chastel, 1977.
Nombreuses précisions (p. 82 et sq.) sur le Festival Lyrique de mai-juin
1902 consacré à Wagner qui scella l'amitié entre Cortot et Straram.
Curieusement, Gavoty évoque Straram en ces termes : "Quatre mois de travail
méthodique, aux côtés du cher Risler et de Walter Straram, personnage
mystérieux dont on ne sait rien, sinon qu'il est né à Londres, qu'il a , de
très bonne heure, quitté le foyer paternel et gagné sa vie ici et là, comme
violoniste d'orchestre. Straram est venu offrir sa collaboration à Cortot,
qui a aussitôt agréé ce jeune musicien, du type bohème et enthousiaste, dont
la passion pour son art légitime la vie extravagante." Cortot et Straram
garderont des liens d'amitié. Au dos d'une photo de Cortot, celui-ci avait écrit
"A Walter (sic) Straram, à mon meilleur ami".
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(5) HUNEAU
Denis, André Caplet (1878-1925) Debussyste indépendant, Musik-Edition
Lucie Galland, 2007, 2 Vol.
Travail exemplaire sur Caplet chef d'orchestre. Plusieurs références à
Straram notamment concernant le différent entre les deux chefs en 1921 (p.
253 et sq.) qui n'a pu altérer la longue amitié entre les deux hommes.
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LAURENT Linda avec la
collaboration d'Andrée Tainsy, Jane Bathori
et le Théâtre du Vieux-Colombier 1917-1919, Revue de Musicologie, T.
70e, n° 2 (1984), pp. 229-257.
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LAVIGNAC
Albert, DE LA LAURENCIE Lionel, Encyclopédie de la musique et
Dictionnaire du Conservatoire, 2ème partie Technique
-esthétique-pédagogie tome VI. Delagrave, 1931.
Le chapitre La Société des concerts et les grandes associations
symphoniques a été rédigé par Albert Vernaelde, ancien professeur au
Conservatoire et ancien secrétaire de la Société des Concerts. "Cet article,
précise une note de bas de page, laissé inachevé par le regretté Vernaelde,
a été complété par les soins de MM. Tracol, Bret, Straram et Kiesgen,
que nous prions de vouloir trouver ici l'expression de tous nos
remerciements." On peut donc supposer que le paragraphe (p. 3713-3714)
consacré aux concerts organisés par Walther Straram a été écrit par Straram
lui-même. Toutefois, W.S. répugnait, parait-il, à parler de lui-même et
refusait les interviews. L'article se limite aux concerts donnés dans le cadre des saisons à
Gaveau, Pleyel puis au TCE, soulignant la part attribuée à "nombre de
compositions qui figuraient rarement sur les programmes ou qui, même, n'y
figuraient pas. Citons des pièces de Monteverdi, de Purcell, , des concertos
de Vivaldi, de Bach (Concertos brandebourgeois), d'Haendel, de
Mozart, de Boccherini, des concerts de Rameau." Enfin, le paragraphe cite un
grand nombre "parmi les auteurs appartenant aux jeunes écoles
contemporaines" dont les œuvres parurent en première audition."
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(6)
NICHOLS
Roger, The Harlequin years : music in Paris, 1917-1929,
University of California Press, 2003, p. 52
Excellent survol de la vie musicale à Paris au cours de cette période.
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PÂRIS
Alain (sous la direction de), Dictionnaire des interprètes et de
l'interprétation musicale depuis 1900, Robert Laffont, Bouquins, 2004.
Article général sur la vie et les créations de Straram.
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[7] PHILIPP
Robert, Early Recordings and Musical Style, Changing Tastes in
Instrumental Performance, 1900-1950, Pages 194 et 195 sur
Straram
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(8) PORCILE
François, La Belle époque de la musique française (1871-1940),
Coll. Les Chemins de la musique, Fayard, Paris, 1999. Excellent panorama de la vie musicale à cette époque. Plusieurs citations
rendant hommage au travail de Straram.
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(9) STRARAM
Eric, Le Théâtre des Champs-Elysées, histoire croisée d'une institution
et d'une famille.
Paris : Société immobilière du Théâtre des Champs-Elysées, 1998, 53 p. Excellente étude mettant l'accent sur l'apport de Straram, notamment à
partir de 1928, à la résurrection artistique du TCE : organisation,
orientation, programmation, administration... Nombreux comptes rendus de
presse
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(10] THEATRE
DES CHAMPS-ELYSEES : Cinquante années de créations artistiques 1913-1963,
préface Gérard Bauer, avant-propos Enrich Straram, Félix Valoussière,
présentation Michel Brunet, Edition Perrin,
Paris 1963, 83 p. Le Théâtre des Champs-Elysées, Bourdelle et les peintres, l'opéra, les
concerts, les ballets, décor et mise en scène aux théâtres des
Champs-Elysées, la Comédie des Champs-Elysées, le Studio des Champs-Elysées
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VAN
MOERE Didier, Karol Szymanowski, Fayard, 2008. Plusieurs références aux rapports entre Szymanowski, Straram et Ganna Walska.
Szymanowski après avoir suivi les assauts séducteurs de la propriétaire des
Champs-Elysées, finit par exécrer "Cette chienne de p...., que je hais
jusqu'au fond de mon âme.." En revanche Szymanowski avait une grande
sympathie pour Straram qui dirigea sa Troisième Symphonie, le 28
avril 1927, salle Gaveau. Straram avait également souhaité programmer
le Stabat Mater de Szymanowski. C'est Albert Wolff, à la tête de
l'Orchestre Lamoureux et les Chanteurs de Saint-Gervais dirigés par
Paul Le Flem qui en donnera la première parisienne le 15 mars 1930, salle
Gaveau, avec en solistes Elsa Ruhmann, Charlotte Mattei et Jean Hazart.
Straram et Szymanowski se retrouveront en juin 1932 à l'occasion du Festival
de musique polonaise, organisé par Lechon, attaché culturel à l'Ambassade de
Pologne. L'orchestre Straram sera dirigé par l'ami de Szymanowski Grzegorz
Fitelberg. Voir les détails p. 545 et sq. et la page
concerts.
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WALKSA Ganna,
Always Room at the top, New
York, Richard R. Smith, 1943 Mémoires mouvementés de la chanteuse mécène qui fut élève de Straram et
propriétaire du Théâtre des Champs-Elysées à partir de 1922. Elle cite peu
Straram mais lui rend hommage en quelques lignes :
"Walther Straram a été l'un
des plus grands musiciens et des plus grands hommes aux qualités
intellectuelles supérieures qu'il m'a été permis de rencontrer. Il avait une
profonde connaissance de la voix et m'a fait apprécier la partie la plus
importante d'un opéra...l'orchestre !"
LIENS INTERNET
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www.andre-caplet.fr
Site sur l'ami de Straram, André Caplet, qui l'invita à ses côtés de
1912 à 1914 comme chef de chant à l'Opéra de Boston. Straram et Caplet
entretinrent une longue amitié. Straram dirigea à plusieurs reprises des
œuvres de Caplet. Il donna la création des Inscriptions champêtres
(17/12/1917) et dirigea Epiphanie avec en soliste Maurice Maréchal
(08/06/1925), le Conte fantastique avec Lily Laskine, Détresse avec Julia Nessy, (27/02/1921)... Le 6 avril 1921, cette même chanteuse,
élève de Straram, créera Le Pain quotidien de Caplet. Straram fut assistant de Caplet lors de la création (8/03/1913) de la
Forêt bleue de Louis Aubert à Boston. Dans une lettre du 23 avril 1918 à
Jane Bathori qui le sollicitait pour monter Pelléas et Mélisande aux
Etats-Unis, Caplet propose Straram pour le remplacer tandis qu'en 1921,
Straram demandait à Caplet des conseils pour diriger La Mer de
Debussy et España de Chabrier. C'est Caplet qui procure à Straram la
partition des Quatre Pièces op. 12 de Bartók qu'il dirige le 1er
mai 1923. Enfin, Straram dirige le 21 mai à Zurich, Le Miroir de Jésus
de Caplet. Enfin, la veuve d'André Caplet, Geneviève, écrira une lettre très
émouvante à Jeanne Straram, à l'occasion de la mort de Walther. (reproduite
à la page biographie).
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