Bibliographie

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Bibliographie

"Straram [...] remplit un rôle de mécène et, avec son orchestre composé d'exécutants choisis, il donna tous ses soins à des partitions que d'autres n'eussent jamais osé recueillir" René Dumesnil

        DOCUMENTS

  •  La collection de Walther Straram, (manuscrits musicaux et lettres autographes de Claude Debussy, Bartók, Beck, Caplet, Cortot...) a fait l'objet d'une première vente aux enchères qui a eu lieu à Fontainebleau, le 29 octobre 1961, par Maître René Leux, Commissaire-priseur. Catalogue de la vente.
     

  •   ALDE, catalogue des Archives de Walther Straram : manuscrits autographes, partitions annotées et dédicacées, souvenirs. Importante correspondance de compositeurs, d'artistes et du monde musical de l'entre-deux guerres. Collections de programmes de ballets, concerts, récitals, de 1890 à 1940 (France, États-Unis, Allemagne).
    Tous ces documents montrent la grande activité de Walther Straram et l'important réseau de relations qu'il entretenait avec les musiciens de son temps, compositeurs et instrumentistes.
     

  •  LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE, Département de la musique, possède une partie du fonds Straram, notamment a acquis son Press-Books  : cinq forts volumes comprenant la quasi-totalité des articles de presse, extraits de revue, d'annonces et de comptes rendus de concerts donnés par Straram lui-même, ou par son orchestre dirigé par d'autres chefs, ainsi que les activités de Straram et son fils Enrich au Théâtre des Champs-Elysées sur la période 1926-1937. On peut aussi avoir accès aux notices du catalogue général en cliquant ici.

    LIVRES
     

  •  BERNARD Robert, Histoire de la musique, Volumes 1 à 5, Fernand Nathan, 1971.
    Comment un seul homme a-t-il pu rassembler une telle documentation ? En tout cas, il n'oublie pas de citer Straram et ses concerts pour chacune des créations.
     

  •   (1) COPPOLA Piero, Dix-sept ans de musique à Paris, 1922-1939 (Lausanne, 1944), éd. réimpression Alain Pâris (Paris et Genève, 1982).
    Chef d'orchestre italien (1888-1971), compositeur, Piero Coppola fut aussi directeur artistique pour la France de la Gramophone la "Voix de son maître". Il a enregistré de très nombreux 78 tours à la tête de différents orchestres. A l'occasion de l'attribution du Prix Candide en 1931, il s'est trouvé l
    e rival de Straram qui remporta finalement le Prix avec l'enregistrement du Prélude à l'Après-midi d'une faune de Debussy. Cette même année, le 5 février, Straram avait donné en création la Symphonie de Coppola.
     

  •  CINQUANTE ANS DE MUSIQUE FRANCAISE, 1874-1925, sous la direction de L. Rohozinski, Les Editions musicales de la Librairie de France, Paris, 1925.
    Ce serait un excellent panorama sur la vie musicale de cette période si riche. Il est seulement regrettable que le chapitre sur "Les chefs d'orchestre" (tome II chapitre X) où figurent des noms restés célèbres à côté de ceux sur lesquels le voile de l'oubli est tombé, ne cite pas une seule fois Walther Straram. Il est vrai qu'en 1925, Straram n'avait pas peut-être pas tout à fait pris la place qu'on lui accorde aujourd'hui. Belle iconographie.
     


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  •  DEMONET Gilles, Les Concerts Straram (1926-1933), une entreprise musicale indépendante et innovante, Ouvrage inédit présenté sous la direction de Monsieur le Professeur Jean-Pierre Bartoli pour l’obtention de l’Habilitation à diriger des recherches.
    Un travail fondamental sur les huit saisons de l'Orchestre Straram et une approche particulière de l'orchestre en tant qu'institution. L'auteur s'appuie non seulement sur toutes les sources à sa disposition mais apporte sa contribution personnelle en tant que responsable du Master Administration et gestion de la musique à l'Université Paris-Sorbonne. L'ouvrage (355 pages !) présente trois parties : I - UN PROJET DE RÉGÉNÉRATION DE LA VIE SYMPHONIQUE PARISIENNE, II - PROGRAMMER, UN ACTE MILITANT, III - CRÉER LES MEILLEURES CONDITIONS DE L’EXÉCUTION MUSICALE. Tous les aspects de l'entreprise Straram sont abordés tant artistiques qu'économiques. Gilles Demonet laisse espérer que ce magnifique travail sera publié prochainement. On le souhaite vivement car ce livre contribuera grandement à rendre justice à un homme et à un orchestre qui ont marqué la vie musicale de l'entre-deux guerres.

  • (2) DUMESNIL René, La musique en France entre les deux guerres, 1919-1939, Edition Milieu du monde, 1946
    Ouvrage de référence d'un témoin faisant le bilan critique des créations de l'époque. Plusieurs citations de Straram liées à des créations

  • DUMESNIL René, L'Envers de la musique, La Nouvelle édition, 1948, p. 131 à 133.
    Trois pages qui décrivent l'activité de Straram parmi les autres asssociations parisiennes : "Paris comptait en vérité trop d'orchestres symphoniques et, chose paradoxale, pas assez de salles de concerts : chaque samedi et chaque dimanche en effet, la Société des Concerts, Colonne, Lamoureux, Pasdeloup, l'Orchestre Symphonique de Paris (à la salle Pleyel), les Concerts Poulet (au théâtre Sarah-Bernhardt) les Concerts Dubruille à la salle Chopin, les Concerts du Journal,  rue de Richelieu, sollicitaient une clientèle qui, d'autre part, de plus en plus attirée par le sport et l'auto, ne montrait  qu'un empressement réduit. Le mardi, deux fois par mois, la Société Philharmonique, le jeudi, Straram, et puis les séances de la Société d'Études Mozartiennes, les séances de la Société Bach à l'Étoile, les concerts de virtuose de musique de Chambre, les onnombrables récitals... Il y avait pléthore."
     

  •  (3) DUCHESNEAU Michel, L'Avant-garde musicale à Paris de 1871 à 1939,  Mardaga, 1997
    La vie musicale à Paris au travers de l'activité de quatre sociétés : la Société nationale, la Société Musicale Indépendante, le Triton, La Sérénade. Un travail de synthèse tout à fait remarquable.
     

  •  (4) GAVOTY Bernard, Alfred Cortot, Buchet / Chastel, 1977.
    Nombreuses précisions (p. 82 et sq.) sur le Festival Lyrique de mai-juin 1902 consacré à Wagner qui scella l'amitié entre Cortot et Straram. Curieusement, Gavoty évoque Straram en ces termes : "Quatre mois de travail méthodique, aux côtés du cher Risler et de Walter Straram, personnage mystérieux dont on ne sait rien, sinon qu'il est né à Londres, qu'il a , de très bonne heure, quitté le foyer paternel et gagné sa vie ici et là, comme violoniste d'orchestre. Straram est venu offrir sa collaboration à Cortot, qui a aussitôt agréé ce jeune musicien, du type bohème et enthousiaste, dont la passion pour son art légitime la vie extravagante." Cortot et Straram garderont des liens d'amitié. Au dos d'une photo de Cortot, celui-ci avait écrit "A Walter (sic) Straram, à mon meilleur ami".
     

  •  (5) HUNEAU Denis, André Caplet (1878-1925) Debussyste indépendant, Musik-Edition Lucie Galland, 2007, 2 Vol.
    Travail exemplaire sur Caplet chef d'orchestre. Plusieurs références à Straram notamment concernant le différent entre les deux chefs en 1921 (p. 253 et sq.) qui n'a pu altérer la longue amitié entre les deux hommes.

  • LAURENT Linda avec la collaboration d'Andrée Tainsy, Jane Bathori et le Théâtre du Vieux-Colombier 1917-1919, Revue de Musicologie, T. 70e, n° 2 (1984), pp. 229-257.
     

  •  LAVIGNAC Albert, DE LA LAURENCIE Lionel, Encyclopédie de la musique et Dictionnaire du Conservatoire, 2ème partie Technique -esthétique-pédagogie tome VI. Delagrave, 1931.
    Le chapitre La Société des concerts et les grandes associations symphoniques a été rédigé par Albert Vernaelde, ancien professeur au Conservatoire et ancien secrétaire de la Société des Concerts. "Cet article, précise une note de bas de page, laissé inachevé par le regretté Vernaelde, a été complété par les soins de MM. Tracol, Bret, Straram et Kiesgen, que nous prions de vouloir trouver ici l'expression de tous nos remerciements." On peut donc supposer que le paragraphe (p. 3713-3714) consacré aux concerts organisés par Walther Straram a été écrit par Straram lui-même. Toutefois, W.S. répugnait, parait-il, à parler de lui-même et refusait les interviews. L'article se limite aux concerts donnés dans le cadre des saisons à Gaveau, Pleyel puis au TCE, soulignant la part attribuée à "nombre de compositions qui figuraient rarement sur les programmes ou qui, même, n'y figuraient pas. Citons des pièces de Monteverdi, de Purcell, , des concertos de Vivaldi, de Bach (Concertos brandebourgeois), d'Haendel, de Mozart, de Boccherini, des concerts de Rameau." Enfin, le paragraphe cite un grand nombre "parmi les auteurs appartenant aux jeunes écoles contemporaines" dont les œuvres parurent en première audition."  
     

  •  (6) NICHOLS Roger, The Harlequin years : music in Paris, 1917-1929,  University of California Press, 2003, p. 52
    Excellent survol de la vie musicale à Paris au cours de cette période.
     

  •  PÂRIS Alain (sous la direction de), Dictionnaire des interprètes et de l'interprétation musicale depuis 1900, Robert Laffont, Bouquins, 2004.
    Article général sur la vie et les créations de Straram.
     

  •  [7] PHILIPP Robert, Early Recordings and Musical Style, Changing Tastes in Instrumental Performance, 1900-1950,  
    Pages 194 et 195 sur Straram
     

  •  (8) PORCILE François, La Belle époque de la musique française (1871-1940), Coll. Les Chemins de la musique, Fayard, Paris, 1999.
    Excellent panorama de la vie musicale à cette époque. Plusieurs citations rendant hommage au travail de Straram.
     

  •  (9) STRARAM Eric, Le Théâtre des Champs-Elysées, histoire croisée d'une institution et d'une famille. Paris : Société immobilière du Théâtre des Champs-Elysées, 1998, 53 p.
    Excellente étude mettant l'accent sur l'apport de Straram, notamment à partir de 1928, à la résurrection artistique du TCE : organisation, orientation, programmation, administration... Nombreux comptes rendus de presse. Voir sa reproduction sur le site http://musimem.com/biographies.html.
     

  •  (10] THEATRE DES CHAMPS-ELYSEES : Cinquante années de créations artistiques 1913-1963, préface Gérard Bauer, avant-propos Enrich Straram, Félix Valoussière, présentation Michel Brunet, Edition Perrin, Paris 1963, 83 p.
    Le Théâtre des Champs-Elysées, Bourdelle et les peintres, l'opéra, les concerts, les ballets, décor et mise en scène aux théâtres des Champs-Elysées, la Comédie des Champs-Elysées, le Studio des Champs-Elysées
     

  •  VAN MOERE Didier, Karol Szymanowski,  Fayard, 2008.
    Plusieurs références aux rapports entre Szymanowski, Straram et Ganna Walska. Szymanowski après avoir suivi les assauts séducteurs de la propriétaire des Champs-Elysées, finit par exécrer "Cette chienne de p...., que je hais jusqu'au fond de mon âme.." En revanche Szymanowski avait une grande sympathie pour Straram qui dirigea sa Troisième Symphonie, le 28 avril 1927, salle Gaveau. Straram avait également souhaité programmer le Stabat Mater de Szymanowski. C'est Albert Wolff, à la tête de l'Orchestre Lamoureux  et les Chanteurs de Saint-Gervais dirigés par Paul Le Flem qui en donnera la première parisienne le 15 mars 1930, salle Gaveau, avec en solistes Elsa Ruhmann, Charlotte Mattei et Jean Hazart. Straram et Szymanowski se retrouveront en juin 1932 à l'occasion du Festival de musique polonaise, organisé par Lechon, attaché culturel à l'Ambassade de Pologne. L'orchestre Straram sera dirigé par l'ami de Szymanowski Grzegorz Fitelberg. Voir les détails p. 545 et sq. et la page concerts.
     

  •  WALKSA Ganna, Always Room at the top,  New York, Richard R. Smith, 1943
    Mémoires mouvementés de la chanteuse mécène qui fut élève de Straram et propriétaire du Théâtre des Champs-Elysées à partir de 1922. Elle cite peu Straram mais lui rend hommage en quelques lignes  :
    "Walther Straram a été l'un des plus grands musiciens et des plus grands hommes aux qualités intellectuelles supérieures qu'il m'a été permis de rencontrer. Il avait une profonde connaissance de la voix et m'a fait apprécier la partie la plus importante d'un opéra...l'orchestre !"

    LIENS INTERNET
     

    http://musimem.com/biographies.html
    Site très riche et documenté de l'Association Elisabeth Havard de la Montagne (rédacteur en chef Denis Havard de la Montagne) consacré notamment à plusieurs biographies dont celle de Walther Straram, son orchestre, sa discographie. On y trouve également la reproduction de la précieuse et passionnante brochure écrite par Eric Straram, en 1998 :  Histoire croisée d'un institution et d'une famille, Le Théâtre des Champs-Elysées et les Straram.

  •  www.andre-caplet.fr
    Site sur l'ami de Straram, André Caplet, qui l'invita à ses côtés de 1912 à 1914 comme chef de chant à l'Opéra de Boston. Straram et Caplet entretinrent une longue amitié. Straram dirigea à plusieurs reprises des œuvres de Caplet. Il donna la création des Inscriptions champêtres (17/12/1917) et dirigea Epiphanie avec en soliste Maurice Maréchal (08/06/1925), le Conte fantastique avec Lily Laskine, Détresse avec Julia Nessy, (27/02/1921)... Le 6 avril 1921, cette même chanteuse, élève de Straram, créera Le Pain quotidien de Caplet.
    Straram fut assistant de Caplet lors de la création (8/03/1913) de la Forêt bleue de Louis Aubert à Boston. Dans une lettre du 23 avril 1918 à Jane Bathori qui le sollicitait pour monter Pelléas et Mélisande aux Etats-Unis, Caplet propose Straram pour le remplacer tandis qu'en 1921, Straram demandait à Caplet des conseils pour diriger La Mer de Debussy et España de Chabrier. C'est Caplet qui procure à Straram la partition des Quatre Pièces op. 12 de Bartók qu'il dirige le 1er mai 1923. Enfin, Straram dirige le 21 mai à Zurich, Le Miroir de Jésus de Caplet. Enfin, la veuve d'André Caplet, Geneviève, écrira une lettre très émouvante à Jeanne Straram, à l'occasion de la mort de Walther. (reproduite à la page biographie).